Les difficultés de recrutement et la pointe de l’iceberg

Les difficultés de recrutement et la pointe de l'iceberg

Il semble que ne soit que la pointe de l’iceberg. Et que les difficultés de recrutement vont encore s’accentuer durant les prochains mois et les prochaines années. Petit guide de survie, par L’Estrie vous engage, en collaboration avec la conseillère en régionalisation de l’immigration, pour trouver vos futurs employés, dans un contexte de rareté de main d’œuvre.

Selon des experts en économie en lien avec le marché du travail, la situation actuelle est inédite depuis le milieu des années 1970. Et les deux catégories de chercheurs d’emploi susceptibles d’apporter des solutions concrètes au problème de recrutement, sont les immigrants, qu’ils soient qualifiés ou moins, et les finissants, notamment les finissants internationaux qui sont présents à la fin de leurs études et veulent pour la plupart trouver l’emploi qui leur permettra d’entrer dans leur vie professionnelle, quel que soit leur degré d’étude.

Or ces deux catégories de chercheurs sont disponibles à l’emploi, mais encore trop peu courtisés par les recruteurs. Pourtant ils sont là, tout près et même au bout de quelques clics. Le premier réflexe de survie devrait donc être de consulter la banque de candidats en ligne sur L’Estrie vous engage. De fait la plate-forme offre un avantage unique aux employeurs estriens, mettre à leur portée ces candidats prêts à l’emploi et motivés à occuper un poste dans notre région.

«L’un des conseils utiles aux employeurs pour trouver leurs candidats est d’ajuster leurs exigences par rapport au poste affiché. En contexte de rareté de main d’œuvre, il devient nécessaire de se poser la question sur la durée d’expérience exigée, le bilinguisme parfait ou la connaissance de tous les logiciels existants. En demander trop pour un poste qui ne requiert pas toutes ces qualifications va freiner de bons candidats et l’employeur va se retrouver avec un poste vacant encore plus longtemps», explique Édith Lachance, Conseillère chez Pro-Gestion Estrie. Elle travaille au quotidien avec des immigrants qualifiés, voire très qualifiés, qui se buttent à des exigences de l’époque où le chômage laissait aux employeurs le loisir de choisir entre une multitude de candidats, malgré une liste d’exigences très imposante. «Je dirais aux employeurs de faire preuve d’autant d’adaptabilité que celle dont font preuve les immigrants », poursuit la conseillère qui voit trop souvent une liste d’exigence comme une liste d’épicerie, y compris pour des emplois moins qualifiés.

Voir au-delà du CV serait le deuxième réflexe à développer, car les deux catégories de chercheurs d’emploi dont il est questions ont souvent plusieurs cordes à leur arc et une volonté de fer pour performer dans un emploi. Ils parlent souvent plusieurs langues, ce qui peut être un avantage pour les entreprises d’envergure internationale qui exportent ou importent, et ils disposent souvent de clefs d’interprétation interculturelle nécessaires à la négociation de contrats avec des entreprises étrangères. Le cumul d’emplois nécessaire à leur parcours jusqu’à nous est aussi à apprécié à sa juste valeur car même si tous ces emplois ne sont pas en parfaite adéquation avec le poste affiché, ces emplois antérieurs leur ont permis de forger leurs repères pour être opérationnels en contexte nord-américains.

Enfin, et là il s’agit presque d’une astuce pour les entreprises en quête de main d’œuvre moins qualifiée, comme des manœuvres ou journaliers, des couturières… Embaucher une personne immigrante à un poste de supervision ou d’encadrement peut favoriser l’attraction d’autres immigrants pour les emplois demandant moins de qualifications. «Ces responsables vont demeurer fidèles à l’entreprise tout en veillant à la fois à redonner à d’autres un peu de la chance qu’ils ont eu. Et c’est aussi une façon de redonner à leur employeur que d’attirer d’autres travailleurs ou travailleuses issues de l’immigration» conclut Édith Lachance.

Et de fait beaucoup de ces personnes immigrantes ont refait des formations en sol québécois et sont diplômées d’universités ou cégeps de Montréal. Elles sont prêtes, motivées et compétentes.

Alors faites places à ces candidats et communiquez avec eux sans hésiter. Vous n’avez rien à perdre, mais plutôt tout à gagner.